Scénario type. Cet article décrit une situation représentative des entreprises du BTP que nous rencontrons, avec des ordres de grandeur réalistes. Il ne s'agit pas d'un client réel et les chiffres sont donnés à titre illustratif.
Le contexte
Une entreprise de gros œuvre de 40 salariés gère une dizaine de chantiers simultanés. Chaque chantier génère des plans, des comptes rendus de réunion et des références à des normes techniques, accumulés dans des dossiers partagés au fil des années.
Le problème, chiffré
Un conducteur de travaux passe en moyenne 20 minutes à retrouver une information technique précise — une référence de norme, une décision prise sur un chantier antérieur similaire — en fouillant dans les dossiers partagés. Les plans et documents de chantier contiennent des informations sur des sites clients que l'entreprise ne souhaite pas transmettre à un service en ligne.
Le calcul de départ : 5 conducteurs de travaux × 3 recherches par jour × 20 minutes = environ 25 heures par semaine passées à rechercher des informations déjà disponibles quelque part dans les archives de l'entreprise.
Ce qui a été mis en place
1. Un LLM local branché sur les archives de chantier
Un modèle est installé sur un serveur interne, connecté aux plans, comptes rendus et fiches techniques archivés, via une recherche documentaire (RAG) qui va chercher les passages pertinents avant de répondre.
2. Un accès mobile pour les équipes de chantier
L'outil est accessible depuis une tablette sur le chantier, permettant aux conducteurs de travaux de poser une question directement sur le terrain.
3. Une vérification obligatoire des références
Chaque réponse cite le document source, que l'utilisateur doit consulter avant toute décision technique engageante.
Les résultats attendus
Le temps de recherche documentaire diminue nettement, les conducteurs de travaux retrouvant une information en quelques minutes plutôt qu'en fouillant des dossiers partagés. Les décisions techniques s'appuient sur des précédents mieux identifiés.
Ce qui conditionne la réussite
Le projet suppose que les archives de chantier existantes soient numérisées et minimalement classées : des plans papier non numérisés restent hors de portée de l'outil. Voir notre article sur les prérequis d'un LLM local avant de se lancer.
Ce qui n'est pas automatisé
Aucune décision technique ou de sécurité n'est prise par l'outil : il retrouve une information, il ne valide pas une conformité. La vérification finale reste toujours entre les mains du conducteur de travaux ou du bureau d'études.
Transposable à votre entreprise ?
Le projet devient pertinent à partir de plusieurs chantiers actifs simultanément et d'archives techniques suffisamment volumineuses pour justifier une recherche automatisée plutôt qu'une recherche manuelle rapide.
L'essentiel à retenir
Un LLM local permet aux entreprises du BTP de retrouver rapidement une information technique dans leurs archives de chantier, sans exposer de données de site à l'extérieur, à condition que les documents soient déjà numérisés et organisés.
Vos équipes perdent du temps à chercher dans vos archives de chantier ? Parlons-en.