Scénario type. Cet article décrit une situation représentative des sociétés de maintenance que nous rencontrons, avec des ordres de grandeur réalistes. Il ne s'agit pas d'un client réel et les chiffres sont donnés à titre illustratif.
Le contexte
Une société de maintenance d'équipements industriels de 25 techniciens intervient chez une centaine de clients. Chaque équipement dispose d'une fiche technique, d'un historique d'intervention et parfois de schémas confidentiels fournis par le client.
Le problème, chiffré
Un technicien passe en moyenne 15 minutes à retrouver l'historique d'un équipement avant une intervention, en fouillant dans des dossiers partagés hétérogènes. Les fiches contiennent des informations techniques que certains clients considèrent confidentielles, excluant tout envoi vers un service en ligne généraliste.
Le calcul de départ : 25 techniciens × 2 interventions par jour × 15 minutes de recherche préalable = environ 125 heures par semaine cumulées à l'échelle de l'entreprise, avant même le début de l'intervention elle-même.
Ce qui a été mis en place
1. Un LLM local connecté aux fiches techniques
Un modèle est installé sur un serveur interne, branché sur l'ensemble des fiches techniques et historiques d'intervention, via une recherche documentaire (RAG).
2. Un accès depuis le terrain
Les techniciens consultent l'outil depuis une application mobile avant et pendant leurs interventions, sans connexion à internet nécessaire pour cette partie du système.
3. Une mise à jour continue des fiches
Chaque nouvelle intervention est reconsignée dans le système, enrichissant progressivement la base consultable par l'outil.
Les résultats attendus
Le temps de préparation avant intervention diminue, les techniciens retrouvant l'historique d'un équipement en quelques instants. Les informations techniques des clients restent sur l'infrastructure de l'entreprise.
Ce qui conditionne la réussite
Le projet suppose une discipline de mise à jour des fiches par les techniciens eux-mêmes : un historique incomplet réduit l'utilité de l'outil. Voir notre article sur les cas d'usage pertinents pour un LLM local.
Ce qui n'est pas automatisé
Le diagnostic technique et la décision d'intervention restent entièrement portés par le technicien. L'outil retrouve une information, il ne remplace pas l'expertise nécessaire pour l'interpréter sur le terrain.
Transposable à votre entreprise ?
Le projet devient pertinent à partir d'un parc d'équipements suffisamment vaste et diversifié pour que la recherche manuelle devienne un frein réel, et à condition que les fiches existantes soient au moins partiellement numérisées.
L'essentiel à retenir
Un LLM local permet à une société de maintenance de réduire le temps de recherche documentaire sur le terrain, sans exposer les informations techniques de ses clients à l'extérieur, à condition d'entretenir la base documentaire dans la durée.
Vos techniciens perdent du temps à chercher l'historique d'un équipement ? Parlons-en.