Réalisations · Association de patients atteints de fibroses pulmonaires
Client : AFPF
Chaque adhésion et chaque don ouvrent droit à un reçu fiscal — un document que l'association émet et qui engage. La chaîne est désormais unique, du paiement en ligne comme du chèque, et les reçus découlent des transactions au lieu d'être reconstitués en janvier.
L'AFPF accompagne des patients atteints de fibroses pulmonaires, des maladies rares. Elle vit de ses adhésions et de ses dons. Chaque somme reçue ouvre droit à une réduction d'impôt, et donc à un reçu fiscal. Ce n'est pas une formalité de courtoisie : c'est un document que l'association émet sous sa responsabilité et que le donateur produira à l'administration.
Une association de maladie rare ne compte pas ses donateurs par milliers. Sa base est étroite, souvent composée de patients, de familles et de proches directement touchés. Chaque personne y pèse donc bien plus que dans une grande cause nationale — et chaque départ se voit immédiatement dans les comptes.
La chaîne était fragmentée. L'adhésion arrivait par un canal, le paiement par un autre — chèque, virement, ou en ligne — l'enregistrement se faisait dans un fichier, et les reçus étaient produits à la main en fin d'exercice.
Éditer les reçus au mois de janvier représente plusieurs journées de travail pour une petite équipe, dans une période déjà chargée. C'est aussi le moment où l'on découvre les incohérences accumulées pendant douze mois : un versement dont on ne retrouve pas l'émetteur, une adresse qui n'est plus à jour, un montant qui ne correspond à rien de connu.
Le risque final n'est pas administratif, il est humain. Un reçu qui n'arrive pas, ou qui arrive faux, c'est un donateur qui perd sa réduction d'impôt — et un donateur qui ne renouvelle pas l'année suivante. Quand la base est étroite, c'est le pire endroit où faire une erreur.
Nous avons construit dans le back-office Directus une chaîne continue qui va de l'adhésion ou du don jusqu'à l'émission du reçu.
Le paiement en ligne et le paiement par chèque ou virement coexistent — il n'était pas question d'exclure les donateurs qui tiennent à leur chéquier. Les deux aboutissent au même endroit : une transaction enregistrée, rattachée à une personne et à un motif. Le canal d'entrée devient un simple attribut, plus une chaine parallèle à gérer.
Il n'est plus rédigé, il est produit à partir des données enregistrées : identité, adresse, montant, date, nature du versement. Aucune ressaisie, donc aucune des fautes de frappe qui rendent un reçu inexploitable. Et il peut être émis au fil de l'eau plutôt qu'attendre la campagne annuelle.
Les deux sont distingués dans l'outil, car ils n'obéissent pas aux mêmes règles et n'appellent pas le même suivi. Une cotisation a une échéance et se renouvelle ; un don est ponctuel et se remercie. Les confondre, c'est se priver des deux logiques de relation.
Chaque adhérent porte l'historique de ses adhésions, de ses versements et de ses reçus. L'équipe sait qui est à jour, qui ne l'est plus, qui donne régulièrement. Ce qui rend possible une relance juste — celle qui s'adresse à la bonne personne au bon moment, plutôt qu'un envoi groupé à toute la base.
Les reçus sont prêts parce que les données sont tenues toute l'année, pas parce qu'on a passé trois jours à les remettre d'aplomb. Le contrôle s'exerce au moment de l'enregistrement, là où corriger coûte quelques secondes, au lieu de douze mois plus tard quand plus personne ne se souvient du contexte.