Réalisations · Fédération d'associations de patients respiratoires
Client : FFAAIR
Un magazine, des vidéos, de la documentation et des bases de connaissances dispersés dans autant d'hébergements de fortune — avec une frontière tenue à la main entre ce qui est public et ce qui est réservé. Une bibliothèque unique où le droit d'accès est une propriété du contenu.
Une fédération de patients produit beaucoup plus de contenu qu'on ne l'imagine. La FFAAIR édite un magazine, tourne des vidéos, rédige de la documentation à destination des patients, et constitue des bases de connaissances pour les bénévoles des associations adhérentes.
Chacun de ces contenus avait trouvé son hébergement de fortune. Des PDF déposés sur le site, des vidéos sur une plateforme grand public, des documents dans un espace de partage, des numéros de magazine quelque part entre les trois. Rien de coordonné, et surtout rien de cherchable d'un seul endroit.
Le véritable enjeu était ailleurs : la frontière entre ce qui doit circuler et ce qui doit être protégé. Une partie de ces contenus relève de la mission d'information — elle a vocation à être trouvée par n'importe quel patient. Une autre est destinée aux adhérents ou aux bénévoles et n'a pas à être publique.
Avec des outils séparés, cette frontière se tient à la main. Elle produit alors deux erreurs symétriques et également dommageables : un document réservé qui se retrouve accessible à tous, et — bien plus fréquent — une information utile enfermée par précaution, que personne ne trouvera jamais.
Nous avons réuni l'ensemble de ces contenus dans une bibliothèque unique au sein du back-office, où le niveau d'accès est une propriété du contenu lui-même plutôt qu'une conséquence de l'endroit où il est rangé.
Public, réservé aux adhérents, réservé aux bénévoles : le niveau se choisit au moment de la publication, dans le même écran que le titre et le résumé. Il n'y a plus à se demander « où faut-il déposer ce fichier pour qu'il soit vu par les bonnes personnes » : on le dépose au seul endroit qui existe, et on déclare qui peut le voir.
Les numéros sont décrits, datés, archivés et consultables. La collection complète devient un fonds accessible plutôt qu'une pile de PDF dont seul le dernier était en ligne. Pour une fédération qui publie depuis des années, cet historique a une valeur que personne n'exploitait.
Les vidéos sont décrites et classées comme les autres contenus, avec les mêmes règles d'accès. Une vidéo cesse d'être un lien perdu dans une page pour devenir une ressource qu'on retrouve par son sujet.
La recherche porte sur l'ensemble du fonds, tous formats confondus, et ne renvoie que ce que la personne connectée est autorisée à voir. Un bénévole trouve en une requête ce qui était auparavant réparti entre quatre outils et trois mots de passe.
Le réglage par défaut a été posé dans le sens de la mission : ce qui relève de l'information des patients est public, et la restriction devient une décision explicite plutôt qu'une précaution par défaut. Une fédération de patients n'a pas grand-chose à gagner à rendre son savoir difficile d'accès.